Invité du Journal de l’Afrique sur France 24, ce lundi 29 septembre 2025, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Coulibaly Kuibiert Ibrahime, s’est exprimé sur l’actualité politique ivoirienne, notamment la contestation de la candidature invalidée de Pascal Affi N’Guessan et les critiques formulées par l’opposition.
À propos du recours introduit par le président du FPI, il a tenu à préciser que « les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à tous et ne sont pas susceptibles de recours ». Toutefois, il a reconnu que la justice pouvait être saisie si Affi N’Guessan estime que son dossier n’a pas été transmis correctement. « La CEI n’a aucun intérêt à garder par-devers elle les dossiers des candidats », a-t-il assuré.
Répondant aux accusations de traitement inégal, M. Coulibaly a évoqué « des méprises » sur les dispositions légales, notamment concernant les parrainages. « L’étranger n’a pas vocation à parrainer, et seule la liste électorale 2024-2025 est valable », a-t-il rappelé, rejeté toute partialité.
Concernant la marche annoncée par l’opposition le 4 octobre, il a aussi rejeté toute responsabilité de la CEI dans d’éventuelles tensions. « La Commission fait son travail, elle n’a jamais appelé à l’insurrection », a-t-il insisté, puis rappelé que les scrutins législatifs de 2021 et locaux de 2023 se sont déroulés sans heurts.
Sur la question d’une éventuelle révision de la liste électorale avant les législatives, le président de la CEI a été catégorique « Pour le moment, non. Le calendrier constitutionnel ne le permet pas. »
SYS


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